| Qu'est-ce que le Roman Païs ? |
L'appellation de Roman Païs est très ancienne et d'usage courant dès le 12ème s. suite à la scission du Duché de Brabant en deux parties : la partie septentrionale et la partie australe.La population septentrionale occupant les territoires qui s'étendaient alors de Bruxelles-Louvain à travers l'actuelle province d'Anvers et la Campine jusqu'au-delà de Bréda en Hollande pratiquait une langue germanique tandis que les habitants de la partie australe s'étendant de Nivelles à la Hesbaye occidentale, pratiquaient une langue romane dérivée du latin de Rome. Le nom "Roman Païs" n'est donc pas apparenté comme certains seraient enclins à le croire au style architectural roman mais bien à la langue romane parlée par la population australe. Le Roman Païs de Brabant englobait donc l'actuel Brabant wallon et une partie de la Hesbaye. Le principal officier du Duc y rendait justice au nom de son maître et portait le titre de Grand Bailli du Roman Païs. Il tenait sa cour à Genappe. Occupé voici plus de 2000 ans par les Nerviens, passé sous la tutelle de Rome au début du premier millénaire - et ce pendant quelque 300 ans - notre territoire fut ensuite investi par les Francs qui s'y installèrent jusqu'au 7ème s. A la fin de cette dernière période, placée sous l'autorité des rois dits « fainéants » (dont Clotaire, Dagobert et Sigebert), un maire du palais, un certain Pépin dit « le Vieux », originaire de Landen en Hesbaye, fit halte dans la vallée de la Thines et s'y plu au point d'y établir une de ses résidences. A la mort de ce dernier, son épouse Itte, Princesse d'Aquitaine, instaura sur le territoire de la « villa », sous les conseils de St Amand, une communauté monastique inspirée de la règle de St Benoît. C'est Gertrude, un de leurs 3 enfants (Gertrude, Begge et Grimoald), qui en devient la première Abbesse. Une bourgade importante s'installe alors à l'ombre de l'abbaye. La vie exemplaire de Gertrude suscite une dévotion sans pareille dans l'Europe entière, drainant pendant plusieurs siècles une foule considérable de pèlerins. Afin de répondre à cette affluence, l'abbaye se dote d'édifices de plus en plus vastes et importants. L'actuelle collégiale romane, inaugurée en 1046 comme abbatiale, en est l'exemple le plus accompli. Le berceau des Carolingiens.Le maire du Palais, Pépin dit « le Vieux » (fondateur de la dynastie des Pippinides), dit « de Landen » (son pays d'origine), dit « de Nivelles » (il y est mort, enterré et béatifié), est à l'origine de la célèbre dynastie des Carolingiens. Il est, en effet, l'aïeul direct de l'Empereur Charlemagne au même titre qu'Arnould, Evêque de la ville de Metz, siège de nos rois fainéants. L'appellation de Roman Païs est très ancienne et d'usage courant dès le 12ème s. suite à la scission du Duché de Brabant en deux parties : la partie septentrionale et la partie australe.La population septentrionale occupant les territoires qui s'étendaient alors de Bruxelles-Louvain à travers l'actuelle province d'Anvers et la Campine jusqu'au-delà de Bréda en Hollande pratiquait une langue germanique tandis que les habitants de la partie australe s'étendant de Nivelles à la Hesbaye occidentale, pratiquaient une langue romane dérivée du latin de Rome. Le nom "Roman Païs" n'est donc pas apparenté comme certains seraient enclins à le croire au style architectural roman mais bien à la langue romane parlée par la population australe. Le Roman Païs de Brabant englobait donc l'actuel Brabant wallon et une partie de la Hesbaye. Le principal officier du Duc y rendait justice au nom de son maître et portait le titre de Grand Bailli du Roman Païs. Il tenait sa cour à Genappe. Occupé voici plus de 2000 ans par les Nerviens, passé sous la tutelle de Rome au début du premier millénaire - et ce pendant quelque 300 ans - notre territoire fut ensuite investi par les Francs qui s'y installèrent jusqu'au 7ème s. A la fin de cette dernière période, placée sous l'autorité des rois dits « fainéants » (dont Clotaire, Dagobert et Sigebert), un maire du palais, un certain Pépin dit « le Vieux », originaire de Landen en Hesbaye, fit halte dans la vallée de la Thines et s'y plu au point d'y établir une de ses résidences. A la mort de ce dernier, son épouse Itte, Princesse d'Aquitaine, instaura sur le territoire de la « villa », sous les conseils de St Amand, une communauté monastique inspirée de la règle de St Benoît. C'est Gertrude, un de leurs 3 enfants (Gertrude, Begge et Grimoald), qui en devient la première Abbesse. Une bourgade importante s'installe alors à l'ombre de l'abbaye. La vie exemplaire de Gertrude suscite une dévotion sans pareille dans l'Europe entière, drainant pendant plusieurs siècles une foule considérable de pèlerins. Afin de répondre à cette affluence, l'abbaye se dote d'édifices de plus en plus vastes et importants. L'actuelle collégiale romane, inaugurée en 1046 comme abbatiale, en est l'exemple le plus accompli. Le berceau des Carolingiens.Le maire du Palais, Pépin dit « le Vieux » (fondateur de la dynastie des Pippinides), dit « de Landen » (son pays d'origine), dit « de Nivelles » (il y est mort, enterré et béatifié), est à l'origine de la célèbre dynastie des Carolingiens. Il est, en effet, l'aïeul direct de l'Empereur Charlemagne au même titre qu'Arnould, Evêque de la ville de Metz, siège de nos rois fainéants. |